Aide internationale pour l'enfance
   

Projets en Inde

Maison Arc-en-ciel

Accueil

 

Comptant dans ses rangs des membres ayant des connaissances approfondies sur la mentalité, la culture et les moeurs de l'Inde – la fondatrice de l'AIPE y a travaillé comme bénévole dans un orphelinat de l'organisme Child Haven alors que l'ancien président de l'AIPE dirige depuis près de vingt ans un voyagiste spécialisé dans ce pays – l'AIPE a ouvert sa première maison d'accueil, la maison Arc-en-ciel, dans l'état d'Andra Pradesh. Les soixante enfants que l'AIPE soutien ont été libérés de leur condition d'esclavage par l'AIPE en collaboration avec une ONG locale.


Une enfantt du centre sautant à la corde

La maison est située sur un magnifique terrain boisé de deux acres. Les enfants peuvent jouer sous les arbres et même suivre leurs leçons à l'extérieur. Les enfants sont encadrés par plusieurs enseignants diplômés expérimentés. Par ailleurs, tous les enfants subissent un examen annuel afin d'évaluer leur niveau scolaire, basé sur les standards indiens. En plus de l'instruction de base, ils reçoivent une éducation spécialisée axée sur la créativité (théâtre, jeux, danse et chant) destinée à leur permettre de surmonter les traumatismes psychologiques qu'ils ont subis en raison de leur situation d'esclavage. Ils apprennent également, selon leurs intérêts, un métier comme l'ébénisterie, la couture et le tissage. Les enfants bénéficient également de soins médicaux fournis sur une base hebdomadaire par une infirmière expérimentée.

D'où viennent-ils?

Les enfants accueillis à la maison Arc-en-ciel proviennent soit des bidonvilles de la ville de Vizianagaram, soit des villages de pêcheurs des environs. Les habitants des bidonvilles de Vizianagaram vivent dans des conditions extrêmement précaires. La plupart des adultes travaillent comment tireurs de rickshaw, comme vendeurs de fruits, comme ouvriers de construction ou comme fouilleurs d'ordures dans les décharges. Toutes ces occupations sont chichement payées et jouissent d'un très faible statut social. Pour assurer la survie de la famille, les parents doivent envoyer leurs enfants travailler. Les enfants travaillent comme domestiques dans des familles ou dans des hôtels, comme vendeurs de fruits, ou comme manoeuvres sur les chantiers de construction. Ils vivent dans des conditions très dures, et sont séparés de leurs parents pendant des mois. Les filles sont très souvent exploitées sexuellement par leurs employeurs.
 


Les enfants du centre sont curieux et intéressés par le monde qui les entoure,
la lecture du journal le matin suscite l'intérêt de tous.

Les familles des villages de pêcheurs des environs de Vizianagaram sont elles aussi extrêmement pauvres. Les enfants sont envoyés travailler très tôt, pour payer les dettes de la famille. Les parents reçoivent un «prêt» des employeurs, et les enfants sont forcés de travailler pendant des années pour rembourser la dette. Les enfants travaillent comme pêcheurs, comme maneouvres dans les carrières de pierre et comme ouvriers dans les usines de crevettes.


Un garçon du centre dans son cours de broderie.

À la maison Arc-en-ciel, les garçons comme les filles reçoivent les mêmes formations et participent aux mêmes activités.

Toutes ces occupations sont extrêmement dangereuses pour la santé. Une étude effectuée par une ONG locale montre que 15 % des enfants esclaves deviennent handicapés. La plupart des enfants qui sont envoyés sur l'océan dès l'âge de sept ans sur des bateaux de fortune sont blessés ou périssent noyés. Dans les usines de crevettes, les fillettes nettoient les réservoirs à mains nues avec des produits chimiques très corrosifs qui leurs brûlent les poumons et réduisent grandement leur espérance de vie.

Sélection

Comment les enfants ont-ils été sélectionnés?

  • L'AIPE a travaillé en collaboration avec son partenaire local, pour identifier les conditions de vie et de travail des enfants des régions ciblées.
  • En collaboration avec son partenaire local et les dirigeants des villages, l' AIPE a identifié les enfants dont les situations étaient les plus précaires, c'est-à-dire les enfants qui travaillaient dans des conditions dangereuses ou qui étaient susceptibles de subir des violences physiques ou sexuelles. L'AIPE a également tenu compte des besoins des familles (femmes seules, parents malades ou handicapés).
  • Les enfants ont été sélectionnés strictement selon des critères de besoins. Il n'y a eu aucune sélection en fonction du sexe, de la race, de la religion ou de la caste.

© David Pinzer

Soutien aux familles

Si les familles envoient leurs enfants travailler, c'est pour des raisons de survie. L’AIPE aide les familles à se procurer une source stable de revenus supplémentaires qui leur permettra d’améliorer de façon permanente leurs conditions de vie. En retour, les parents doivent participer à des réunions mensuelles, ces réunions ont permis de donner des formations sur l’hygiène, le contrôle des naissances, le sida, l'épargne etc.
 


Un groupe de femmes marginalisées faisant parti d'un groupe de microcrédit,
une initiative de l'AIPE dans le cadre du programme de prévention du travail des enfants

Ils sont aussi sensibilisés au travail forcé des enfants. En effet, la conscientisation des parents à cette problématique est d'une importance capitale pour l'AIPE. Elle espère que les parents se feront ainsi les avocats de la cause des enfants, et que cette sensibilisation des adultes aura un effet préventif sur toute la population des villages. À titre d'exemple, conscientisés depuis plus de deux ans à la cause, certains parents du village où se trouve la maison Arc-en-ciel ont récemment eux-mêmes négocié la libération de leurs enfants.

RES, organisme partenaire

Les enfants de la maison Arc-en-ciel sont encadrés en collaboration avec RES (plus de détails bientôt).
 

L'avenir

Avec votre aide, l'AIPE compte aussi ouvrir bientôt d'autres foyers d'accueil dans différents pays touchés par le travail des enfants.