Médiathèque

 

 

   

 

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Des marelles et des petites filles, Marquise Lepage (1999)

Sur tous les continents, des petites filles dessinent sur le sol des figures sur lesquelles elles sautent à cloche-pied en scandant comptines et chansons naïves : c’est le jeu de la marelle, qui va de la terre jusqu’au ciel… Partout, des petites filles parlent de l’école, de leur futur mari, des enfants qu’elles auront, du métier qu’elles exerceront, de l’avenir qu’elles voudraient meilleur pour elles et les leurs. Trop souvent, cependant, par ignorance, pauvreté, perversion, bêtise, méchanceté ou superstition, les adultes leur volent leur enfance : déni du droit à l’éducation, travail forcé, mutilations et abus sexuels, etc. De l’Inde, de la Thaïlande, du Yémen, du Pérou, du Burkina Faso et d’Haïti, des fillettes âgées entre 8 et 14 ans nous parlent de leur vie. Fragiles et fortes, toutes, elles sont belles. Écoutez bien les voix de Soni, Kamlesh, Mou, Yui, Dalal, Esmeralda, Fatou, Adiaratou, Safi et Maude.

Retrouvez le documentaire ici.

Invisible Children, Jason Russell, Bobby Bailey et Laren Poole (2006)

Au printemps 2003, Jason Russell, Bobby Bailey et Laren Poole se sont rendus en Afrique pour documenter la guerre au Darfour. Au lieu de cela, ils se sont concentrés sur le conflit dans le nord de l’Ouganda, le deuxième conflit le plus ancien d’Afrique après la guerre d’indépendance de l’Érythrée. Le documentaire décrit l’enlèvement d’enfants qui sont utilisés comme enfants soldats par Joseph Kony et l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). Ce film se concentre sur un groupe d’enfants ougandais qui marchent des kilomètres chaque nuit vers des lieux de refuge afin d’éviter les enlèvements par la LRA.

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BAS ! Au-delà du Red Light, Wendy Champagne (2009)

Elles s’appellent Ujwala, Deepa, Puja ou Divja. Elles rêvent de devenir actrice, danseuse ou même travailleuse sociale. Parfois, des éclats de rire joyeux venus de l’enfance secouent encore leurs corps gracieux, mais marqués. Car ces filles ont connu l’enfer. Vendues à peine pubères, leurrées pour suivre des trafiquants jusqu’à Mumbai, elles ont été forcées de se prostituer dans des bordels sordides du Red Light. Sauvées par la Rescue Foundation, où elles suivent notamment des ateliers de danse thérapeutique avec la chorégraphe québécoise Nancy Leduc, 13 de ces jeunes adolescentes racontent leur calvaire et le difficile processus de reconstruction et de réintégration qu’elles doivent suivre. Réalisé sur presque quatre ans par la journaliste canado-australienne Wendy Champagne, entre indignation et tendresse, noirceur et lumière, BAS! Au-delà du Red Light dénonce avec force la pratique ignoble du trafic d’enfants tout en plaçant résolument sa démarche sous le signe de l’espoir.

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Black diamond (l'or des fous), Pascale Lamche (2010)

C’est une vieille histoire : auparavant on parlait de la traite négrière, aujourd’hui c’est simplement un business qui va de l’artisanat local au réseau organisé. Le film tisse la toile d’un réseau anarchique et international de spéculation et de trafic de jeunes garçons africains, agissant sous l’égide du culte du football mondialisé. Des taudis d’Accra et d’Abidjan aux rutilants temples du sport financés par les pétrodollars, il nous mène sur la piste d’Ananse, l’araignée, figure ancestrale du folklore, qui ruse, trompe et manipule ses pairs. Des familles entières sont prêtes à y sacrifier leurs seuls biens. Alors sur le marché des êtres humains, faute de trouver le diamant, l’or des fous fera l’affaire.

La réalisatrice explore les rapports complexes du continent africain au monde du football. En mars 2010, une bousculade dans les gradins surpeuplés, fait dix-neuf morts lors d’un match entre la Côte d’Ivoire et le Malawi. De son côté, une organisation effectue des tests pour cinq cent mille enfants du Ghana, à la recherche de « diamants », terme désignant de jeunes joueurs qui, à l’issue d’une formation de trois ans, pourront être vendus aux grands clubs internationaux. Certains profitent de cet engouement pour organiser un véritable trafic de jeunes aspirants à une vie meilleure.

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Enfants forçats, Hubert Dubois (2012)

Ce documentaire d’Hubert Dubois nous plonge dans la réalité terrifiante du travail des enfants. Issus des couches sociales les plus pauvres, les enfants travailleurs sont mis au service des entreprises dès leur plus jeune âge afin d’apporter une aide financière à leurs parents. La plupart d’entre eux n’ont jamais été scolarisés et souffrent d’illettrisme. Le droit fondamental de l’accès à l’éducation est ainsi bafoué pour satisfaire la production des entreprises occidentales qui trouvent, dans cette main-d’œuvre bon marché, un moyen de réaliser des profits supplémentaires. Ainsi, de l’Inde au Mali en passant par les Etats-Unis, des enfants travaillent sans relâche et cachés aux yeux du monde pour satisfaire les consommateurs des pays riches.

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Sur le chemin de l’école, Pascal Plisson (2013)

Ces enfants vivent aux quatre coins du globe mais partagent la même soif d’apprendre. Ils ont compris que seule l’instruction leur permettra d’améliorer leur vie, et c’est pour cela que chaque jour, dans des paysages incroyables, ils se lancent dans un périple à haut risque qui les conduira vers le savoir.

Jackson, 11 ans, vit au Kenya et parcourt matin et soir quinze kilomètres avec sa petite sœur au milieu de la savane et des animaux sauvages… Zahira, 12 ans, habite dans les montagnes escarpées de l’Atlas marocain, et c’est une journée de marche exténuante qui l’attend pour rejoindre son internat avec ses deux amies… Samuel, 13 ans, vit en Inde et chaque jour, les quatre kilomètres qu’il doit accomplir sont une épreuve parce qu’il n’a pas l’usage de ses jambes. Ses deux jeunes frères poussent pendant plus d’une heure son fauteuil roulant bricolé jusqu’à l’école…

C’est sur un cheval que Carlos, 11 ans, traverse les plaines de Patagonie sur plus de dix-huit kilomètres. Emmenant sa petite sœur avec lui, il accomplit cet exploit deux fois par jour, quel que soit le temps…

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Girl Rising, Richard E. Robbins (2013)

Ce film suit 9 filles d’Haïti, du Népal, d’Éthiopie, d’Inde, d’Égypte, du Pérou, du Cambodge, de Sierra Leone et d’Afghanistan dans leur cheminement vers l’éducation. Girl Rising parcourt le monde pour rencontrer ces filles inoubliables, s’efforçant au-delà des circonstances et surmontant des obstacles presque insurmontables pour réaliser leurs rêves. Réalisée par Richard E. Robbins, nominé aux Oscars, écrite par des femmes écrivains de renom et exprimée par des actrices célèbres telles que Meryl Streep, Kerry Washington, Anne Hathaway et plus encore, Girl Rising prouve qu’une fille courageuse est une révolution.

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The true cost, Andrew Morgan (2015)

The True Cost est un film documentaire de 2015 réalisé par Andrew Morgan qui se concentre sur la fast fashion. Il traite de plusieurs aspects de l’industrie de production de vêtements, essentiellement en explorant la vie des travailleurs à bas salaires dans les pays en développement et ses effets tels que la pollution des sols et des rivières, la contamination par les pesticides, la maladie et la mort. En utilisant une approche environnementale, sociale et psychologique, il examine également la consommation et les médias de masse, et fait le lien avec le capitalisme mondial. Le documentaire est une combinaison de plusieurs entretiens avec les écologistes, les salariés dans l’industrie du vêtement, les propriétaires d’usine, et le commerce équitable.

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Invisible Hands, Shraysi Tandon (2018)

Invisible Hands expose le travail des enfants et la traite des enfants dans les chaînes d’approvisionnement des plus grandes sociétés du monde, qui produisent certains de nos articles les plus appréciés. Le film offre un récit poignant d’enfants dès l’âge de cinq ans qui fabriquent les produits que nous achetons et consommons chaque jour. Des images d’infiltration effrayantes montrent des enfants vendus comme des animaux au plus offrant et d’autres victimes de ce travail forcé d’esclaves. Ce documentaire s’enfonce profondément dans un système d’esclavage moderne soutenu tranquillement par certaines des plus grandes entreprises du monde, exigeant de savoir pourquoi les principales parties prenantes continuent de s’engager dans cette pratique illégale.

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The Price of Free, Derek Doneen (2018)

Ce film montre comment Satyarthi a quitté une carrière d’ingénieur électricien et a lancé Bachpan Bachao Andolan (Save the Childhood Movement) pour sauver les enfants de l’esclavage. Au cours des décennies qui ont suivi, il a secouru plus de 87 000 enfants et construit un mouvement mondial comprenant l’un des plus grands mouvements de la société civile, la Marche mondiale contre le travail des enfants qui exigeait une loi internationale sur les pires formes de travail des enfants, et la Campagne des 100 millions , un appel à l’action mené par les jeunes pour que chaque enfant dans le monde soit libre, sûr et éduqué.

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Demain est à nous, Gilles de Maistre (2019)

Ces enfants venus des quatre coins du monde se battent pour défendre leurs convictions. Ils s’appellent José, Heena, Aïssatou, Arthur… Jamais ils ne se sont dit qu’ils étaient trop jeunes ou trop faibles pour se lever contre l’injustice ou les violences. Au contraire, grâce à leur force de caractère, ils inversent le cours des choses : exploitation d’êtres humains, mariages forcés, destruction de l’environnement, extrême pauvreté. Ils s’engagent sur tous les fronts. De l’Inde au Pérou, de la Bolivie à la Guinée, en passant par la France et les États-Unis, ce film documentaire part à la rencontre de ces enfants qui ont trouvé la force de mener leurs combats, pour un avenir meilleur.

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Trafic, Catherine Proulx (2019)

Trafic est un projet documentaire web sur l’exploitation sexuelle des jeunes filles comprenant trois portraits basés sur les entretiens confidentiels entre une réalisatrice et trois interlocuteurs, soit une ex-victime d’exploitation sexuelle, un ex-proxénète, un client ; et trois capsules documentaires où l’on découvre le point de vue d’experts et d’intervenants terrain de ces trois réalités.

Trafic raconte la quête d’une réalisatrice pour comprendre les rouages de l’exploitation sexuelle des jeunes filles à Montréal. Grâce à des accès privilégiés, elle interroge proxénètes, policiers, intervenants sociaux et victimes de l’industrie de l’exploitation sexuelle des jeunes filles. Mais une question s’impose rapidement : si toute cette industrie existe, c’est pour répondre aux besoins du client. Ce client, qui est-il et que cherche-t-il ? Réussira-t-elle à le faire parler ?

Retrouvez la bande annonce ici et les épisodes ici.

Brave Girl Rising, Martha Adams et Richard Robbins (2019)

Girl Rising lance ce court métrage puissant lors de sa campagne mondiale pour l’éducation et l’autonomisation des filles. Réalisée en collaboration avec l’International Rescue Committee et filmée dans l’un des plus grands camps de réfugiés au monde, Brave Girl Rising raconte comment une fille courageuse, inspirée par les rêves magiques de sa mère et la fraternité de ses amis, réussit à obtenir l’éducation elle mérite.

Retrouvez la bande annonce et le documentaire ici.

Made in Bangladesh, Rubaiyat Hossain (2019)

Shimu, 23 ans, travaille dans une usine textile à Dacca, au Bangladesh. Face à des conditions de travail de plus en plus dures, elle décide avec ses collègues de monter un syndicat, malgré les menaces de la direction et le désaccord de son mari. Ensemble, elles iront jusqu’au bout.

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Talibés, ces enfants sénégalais en détresse, Tatiana Massot - France 24 (2008)

Les Talibés sont des enfants sénégalais confiés à des écoles coraniques. Certaines ONG pointent du doigt des cas de plus en plus fréquents de maltraitance dans ces institutions. 

Le reportage est disponible ici.

Travail des enfants - Le goût amer du chocolat, Envoyé spécial - France 2 (2011)

C’est le secret le mieux gardé de l’industrie du chocolat. Alors que les Français fêtent Pâques avec gourmandise, une équipe d’Envoyé spécial est partie en Afrique de l’Ouest à la recherche des enfants exploités dans les plantations de cacao.

Combien sont-ils ? Quelles sont les conséquences pour leur santé et leur éducation ? Et quelle est la responsabilité des plus grandes marques de chocolat ?

Le reportage est disponible ici

Sénégal : les enfants talibés des rues de Dakar, Envoyé Spécial - France 2 (2015)

À Dakar, la capitale du Sénégal, une association aide les enfants des rues. De nombreux petits élèves d’écoles coraniques, ou daaras, sont obligés de mendier et sont maltraités par des marabouts. Pour « Envoyé spécial », Pierre Monégier a rencontré des enfants talibés. 

Le reportage est disponible ici.

Cacao : les enfants pris au piège, Envoyé Spécial - France 2 (2019)

Le travail des enfants dans les plantations a-t-il disparu, comme s’y est engagée l’industrie du chocolat en 2001 ? « Envoyé spécial » a enquêté en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao. En 2001, la lucrative industrie du chocolat s’engageait, sous la pression des ONG, à faire disparaître le travail des enfants dans les plantations où elle se fournit en cacao, et ce avant 2006. Dix-huit ans plus tard, cette promesse a-t-elle été tenue ?

La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, a déployé de réels efforts pour endiguer ce fléau. Des écoles ont été construites, les cultivateurs ont été formés. Partout à la télévision, des avis rappellent que le travail des enfants est interdit. Pourtant, il n’a pas disparu.

Dans des zones isolées, des enfants exploités. Loin dans la forêt, au bout de routes presque impraticables, dans des zones isolées, « Envoyé spécial » a découvert des enfants retenus malgré eux dans des plantations. Ils sont séparés de leurs parents, parfois revendus par des trafiquants, et leurs maigres revenus sont captés par des groupes armés.

Le reportage est disponible ici.

La Face Cachée du Chocolat, Paul Moreira - Public Sénat (2019)

Au coeur des forêts protégées de Côte d’Ivoire, des enfants venus du Burkina Faso voisin, poussés par la faim et la sécheresse, travaillent gratuitement contre de la nourriture : machettes tranchantes, lourdes charges, épandage de glyphosate sans protection… Au bout de plusieurs années d’esclavage, ils peuvent espérer recevoir une parcelle à cultiver pour eux-mêmes. Ces plantations illégales dont ils sont prisonniers continuent de grignoter la forêt primaire déjà réduite à peau de chagrin. 90% de la forêt primaire a disparu sous les assauts de planteurs désespérés dont les revenus ne permettent pas de survivre. Esclavage, déforestation massive, intraçable, ce cacao criminel entre sans difficulté dans le circuit commercial légal et certifié pour se retrouver dans les rayons de nos supermarchés. Le marché du chocolat pèse 100 milliards d’euros chaque année. Les industriels s’étaient engagés, en 2001, à éradiquer le travail des enfants dans les champs de cacao et à préserver la forêt. Pourtant, près de 20 ans plus tard, rien n’a changé en Côte d´Ivoire, premier producteur mondial. Un documentaire de Paul Moreira.

Le reportage est disponible ici.

Bangladesh : dans le bordel de Daulatdia - ARTE (2018)

Le Bangladesh est un des rares pays musulmans où la prostitution est tolérée. Daulatdia, située près d’une voie rapide qui relie l’Inde à Dakha, voit affluer chaque jour près de 3500 clients. Et si une vingtaine d’autres gigantesques bordels existent dans le pays, celui-ci est connu comme le plus grand de la région, peut-être même du monde…

Le reportage est disponible ici.

Du sang dans nos cellulaires, Sophie Langlois - Radio-Canada (2019)

Des montagnes belles à couper le souffle. Mais des enfants meurent dans ces collines à force de travailler dans des conditions dignes du Moyen-Âge. Bienvenue au pays du coltan, le minerai qu’on retrouve dans nos cellulaires, nos ordinateurs portables, nos consoles de jeux, nos voitures électriques.

Le reportage est disponible ici.

La langue des papillons, José Luis Cuerda (1999)

Hiver 1936, dans un village de Galice, c’est le premier jour d’école de Moncho, un garçon asthmatique de 8 ans. Honteux, il s’enfuit. Son maître d’école, Don Gregorio, le prend alors sous son aile, d’autant qu’il est précoce. Avec Roque, le fils de l’aubergiste, Moncho observe O’Lis, un alcoolique, coucher avec Carmiña, une fille facile qui, il l’apprendra, est sa sœur naturelle. Au printemps, il découvre avec Don Gregorio les beautés de la nature, les grandes idées progressistes ; perçoit aussi l’opposition réactionnaire du prêtre et des nantis.

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In This World, Michael Winterbottom (2002)

Jamal et Enayatullah sont deux cousins afghans qui vivent à Peshawar, au Pakistan. Orphelin, Jamal habite dans l’immense camp de réfugiés de Shamshatoo et gagne un dollar par jour dans un atelier.

Enayatullah travaille pour sa part au marché, dans la boutique familiale. Pour échapper à la pauvreté et tenter une vie meilleure, son oncle décide qu’il sera envoyé en Angleterre. Jamal persuade la famille qu’il doit, lui aussi, être du voyage. Ils rejoignent tous les deux le million de réfugiés qui chaque année remettent leur vie entre les mains des passeurs. Leur voyage sera long et périlleux…

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La Cité de Dieu, Fernando Meirelles et Kátia Lund (2002)

La Cité de Dieu expose au reste du monde la réalité des favelas: violence, crime, drogue et pauvreté. Une claque cinématographique saluée par l’ensemble de la critique. Ivan da Silva Martins était l’un des nombreux adolescents du quartier recrutés pour participer au projet du cinéaste Fernando Meirelles.

Se déroulant au début des années 1960, le long-métrage narre l’ascension progressive d’un jeune garçon du bidonville qui va devenir le baron de la drogue dans une favela en périphérie de Rio de Janiero. Une surprise du box-office, qui avait alors reçu quatre nominations pour les Oscars.

Quinze ans plus tard, la violence est toujours en hausse au Brésil, et en particulier à Rio de Janeiro. Le policier abattu dimanche 6 août, Sergent Hudson Araujo, est la 91e victime policière cette année dans l’état de la ville.

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Osama, Siddiq Barmak (2003)

Une petite fille de douze ans, sa mère et un jeune garçon ont survécu aux répressions qui ont suivi les manifestations organisées par les femmes afghanes au début du régime taliban. Les deux femmes travaillent dans un hôpital, mais sont informées que les talibans ont renvoyé tout le personnel et fermé les portes de l’établissement. Ces derniers s’assurent qu’aucune femme ne peut désormais s’aventurer hors de sa maison sans compagnon `légal’. Dans le cas contraire, elles seront sévèrement punies.

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Innocent Voices (Voces inocentes), Luis Mandoki (2004)

Voces Inocentes est un film de guerre salvadorienne de 2004 réalisé par Luis Mandoki. L’intrigue se déroule pendant la guerre civile salvadorienne et est basée sur l’enfance de l’écrivain Óscar Torres. Le film sert de commentaire général sur l’utilisation militaire des enfants.

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Trade (Les trafiquants de l'ombre), Marco Kreuzpaintner (2007)

Quand Adriana, une jeune fille de treize ans, est kidnappée au Mexique par des trafiquants d’un réseau de prostitution, son frère Jorge entame une quête désespérée pour la retrouver.

Alors que Jorge surmonte des obstacles accablants pour suivre les ravisseurs de sa sœur, il fait la rencontre de Ray, un policier texan, dont l’histoire familiale fait de lui son allié.

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Persepolis, Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007)

Téhéran, en 1978 : Marjane, huit ans, songe à l’avenir et se rêve en prophète de la galaxie. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les événements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Shah. Avec l’instauration de la « République islamique » débute le temps des « commissaires de la révolution » qui contrôlent tenues et comportements. Marjane, qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire.

Bientôt, la guerre contre l’Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère. Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. Ses parents décident alors de l’envoyer en Autriche pour la protéger. À Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxième révolution : l’adolescence, la liberté, les vertiges de l’amour mais aussi l’exil, la solitude et la différence.

De retour chez ses parents, elle se marie pour pouvoir mener sa relation amoureuse au grand jour. Après une année avec cet homme qu’elle connaissait finalement mal, elle réalise qu’elle ne l’aime plus et en est très affligée. Un soir, une fête à laquelle elle participe se termine tragiquement : les militaires interviennent pour réprimer cette fête jugée immorale et pourchassent jusque sur les toits les jeunes hommes qui y participaient. Dans sa fuite, l’un d’entre eux tombe et décède. Cet événement terrible décide Marjane à quitter son mari, sa famille et son pays où elle ne peut vivre comme elle l’entend. Sa famille la soutient dans ces choix difficiles. Marjane part pour la France.

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Slumdog Millionaire, Danny Boyle (2008)

Jamal Malik, 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l’émission Qui veut gagner des millions ? Il n’est plus qu’à une question de la victoire lorsque la police l’arrête sur un soupçon de tricherie. Sommé de justifier ses bonnes réponses, Jamal explique d’où lui viennent ses connaissances et raconte sa vie dans la rue, ses histoires de famille et même celle de cette fille dont il est tombé amoureux et qu’il a perdue. Mais comment ce jeune homme est-il parvenu en finale d’une émission de télévision ? La réponse ne fait pas partie du jeu, mais elle est passionnante

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Johnny Mad Dog, Jean-Stéphane Sauvaire (2008)

Johnny, surnommé Mad Dog, est un enfant-soldat de 15 ans. Avec sa bande, ils sont armés jusqu’aux dents, tuent, pillent, violent, massacrent, et se droguent pour oublier la violence dans laquelle ils baignent. De son côté, Laokolé, 13 ans, tente de fuir avec son père infirme et son petit frère. Leur père refuse de partir avec eux, il ne veut pas les ralentir, les deux enfants s’en vont alors seuls, livrés aux groupes d’enfant-soldat.

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Fleur du désert, Sherry Hormann (2009)

Issue d’une famille de nomades somaliens, Waris connaît une enfance rude mais heureuse car entourée des siens. Cependant, quand son père décide de la marier à l’âge de 13 ans, Waris prend la fuite. Traversant le désert au péril de sa vie, elle atteint la ville de Mogadiscio et retrouve sa grand-mère.

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Rebelle (War Witch), Kim Nguyen (2012)

Komona, jeune-fille, raconte à l‘enfant qui grandit dans son ventre l‘histoire de sa vie dans l’armée des guerriers rebelles d’un pays d’Afrique Centrale. Le seul qui l‘aide et l‘écoute est Le Magicien, un garçon de 15 ans qui veut l‘épouser. Au fil des mois passés ensemble, Komona et Le Magicien tombent amoureux et s’évadent pour vivre leur amour et trouver la voie de la résilience.

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Bêtes sans patrie (Beasts Of No Nation), Cary Joji Fukunaga (2015)

Quelque part en Afrique de l’Ouest, Agu écoule une vie paisible aux côtés de son grand frère et du reste de sa famille. Résidant dans une zone tampon entre l’armée régulière et les rebelles, le petit garçon voit rapidement sa vie basculer lorsqu’un énième coup d’Etat met le feux aux poudres donnant les pleins pouvoirs à la junte militaire. Fuyant l’horreur des combats et des exécutions sommaires, Agu tombe sur une brigade rebelle terrée au milieu de la forêt. Embrigadé par le charismatique et belliqueux Commandant, il va devenir l’un des nombreux enfants-soldats du conflit, drogué à la brown-brown et déshumanisé par les pratiques sadiques des soldats qui l’entourent. Beasts of No Nation n’est pas un simple film de guerre. Il est le récit initiatique infiniment noir d’un enfant qui découvre la guerre de la façon la plus brutale qui soit. Alors que l’on pourrait penser que le long-métrage allait édulcorer son propos et présenter un récit trop timoré, Cary Fukunaga tranche dans le vif.

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Iqbal, l'enfant qui n'avait pas peur, Michel Fuzellier et Babak Payami (2015)

Iqbal est un petit garçon espiègle et joyeux qui passe son temps entre les jeux avec ses copains, sa petite chèvre adorable et ses superbes dessins. Un jour, tout va changer. Son frère tombe gravement malade et il lui faut des médicaments coûteux, trop coûteux. Croyant bien faire, Iqbal attend la nuit pour s’éclipser vers la ville. Pour aider sa mère et soigner son frère, il n’a pas d’autres solutions que de vendre sa chèvre, le coeur serré. Cependant, rien ne se passe comme prévu.

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Lion, Garth Davis (2016)

Saroo, un enfant indien de cinq ans très pauvre qui habite avec sa mère, son grand frère et sa petite sœur dans le quartier de Ganesh Talai à Khandwa dans l’État du Madhya Pradesh, va aider son grand frère Guddu à la gare de Khandwa. De là, ils prennent un train pour une autre ville. Saroo, fatigué du trajet, s’endort. À l’arrivée, Guddu dit à son petit frère qu’il va travailler et lui demande de venir l’aider, mais Saroo, encore endormi, le supplie de lui permettre de dormir encore ; son frère le laisse tout seul sur un banc dans la gare en lui disant d’attendre son retour.

Mais Guddu ne réapparaît pas. Saroo, paniqué, le cherche dans la gare et finit par se réfugier dans un train à l’arrêt et s’endort. Quand il se réveille, le train roule. Les voitures sont vides et les portières sont bloquées. Ce n’est qu’à l’arrivée en gare de Howrah à Calcutta, au Bengale-Occidental, que les portières s’ouvrent enfin pour laisser des passagers monter. Saroo en profite pour sortir. Perdu dans les rues de la grande ville, ne parlant pas le bengali (sa langue est l’hindi), il erre en compagnie d’autres enfants et est finalement recueilli par un orphelinat, puis est adopté par un couple d’Australiens de Hobart, en Tasmanie.

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L'enfant de Goa, Miransha Naik (2017)

Dans le village de Borimbol, à proximité de Goa, en Inde, Santosh, un adolescent de 16 ans, vit au côté de sa grand-mère sous la férule de Juze, un propriétaire terrien et marchand de sommeil qui les emploie dans sa plantation d’anacardiers, parmi toute une population immigrée constituant une main-d’œuvre à bas prix. Mais Santosh multiplie les entorses aux ordres pour se rendre en cachette à l’école et passer ses examens. Bientôt dénoncé, le garçon et son aïeule ne tardent pas à subir les représailles du tyran.

Ce premier long-métrage de Miransha Naïk, jeune réalisateur indien originaire de Goa, entend mettre en lumière cette exploitation quasi féodale des plus démunis comme l’envers honteux d’une région au tourisme florissant, dont les plages paradisiaques, accueillant bon nombre d’Occidentaux, s’étendent non loin de là à perte de vue. Mais sa rhétorique dénonciatrice est d’une telle littéralité que le film se réduit vite à un pénible catalogue d’atrocités – passages à tabac, humiliations, sévices sexuels, tout y passe. Les personnages et les situations qu’ils traversent sont voués à servir mécaniquement un propos, sans jamais avoir l’occasion d’exister pour eux-mêmes.

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Parvana, une enfance en Afghanistan, Nora Twomey (2017)

Son père ayant été injustement fait prisonnier des talibans, une jeune Afghane est contrainte de se déguiser en garçon afin de subvenir aux besoins de sa famille. Adaptation du roman de Deborah Ellis, inspiré de témoignages de réfugiées afghanes, ce joli film d’animation de la coréalisatrice de Brendan et le secret de Kells rend compte avec émotion et humour de la dure condition féminine sous le régime des talibans. Fort de couleurs chatoyantes et d’une trame sonore envoûtante, Parvana s’avère un plaidoyer pour l’éducation et la culture.

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D’abord, ils ont tué mon père, Angelina Jolie (2017)

Loung Ung avait cinq ans lorsque le régime de Pol Pot a pris le pouvoir au Cambodge. Son père était un riche employé du gouvernement, c’est-à-dire une cible privilégiée pour les Khmer rouges. Loung, ses parents et plusieurs frères et sœurs ont dû quitter leur maison de Phnom Penh, vidée de ses habitants en avril 1975, se mettant en route du jour au lendemain sans destination. Ils ont été contraints de laisser tous leurs biens derrière eux, prétendant être une famille de paysans afin d’éviter la capture, et furent finalement envoyés dans un camp de travail.

Après une série de camps de travail, Loung et sa famille devinrent usés par la faim constante et l’épuisement, la peur et la séparation, devant cacher leurs émotions afin d’éviter de paraître faibles. Bientôt, Khouy et Meng, les frères de Loung, ainsi que Keav, sa sœur, furent envoyés dans un autre camp de travail. Keav mourut peu après son arrivée. Par la suite, le père de Loung fut emmené par des Khmers rouges et ne revint jamais, certainement tué. La mère de Loung força cette dernière, sa sœur Chou et son frère restant à fuir. La mère resta seule avec son bébé et ne fut jamais retrouvée, probablement tuée elle aussi. Loung et Chou, trop effrayées à l’idée de se séparer comme on le leur avait demandé, rejoignirent un camp de travail pour enfants, et restèrent ensemble, jusqu’à ce que Loung soit envoyée dans un autre camp afin de devenir enfant soldat.

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L'Œil du cyclone, Sékou Traoré (2017)

Dans un pays d’Afrique, une jeune avocate se voit proposer de défendre un dangereux rebelle accusé de crimes de guerre. Alors que son instinct la pousse à refuser, elle va tout tenter pour le sauver au nom d’un idéal de justice, quitte à mettre en danger sa carrière et sa vie. Mais peut-on réellement sauver un ex enfant-soldat ?

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Capharnaüm, Nadine Labaki (2018)

À l’intérieur d’un tribunal, Zain, un garçon de 12 ans, est présenté devant le juge. À la question : « Pourquoi attaquez-vous vos parents en justice ? », Zain lui répond : « Pour m’avoir donné la vie ! ».

Capharnaüm retrace l’incroyable parcours de cet enfant en quête d’identité et qui se rebelle contre la vie qu’on cherche à lui imposer…

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Love Sonia, Tabrez Noorani (2018)

Inspiré d’une vraie histoire, Tabrez avait été choqué par le trafic humain à Los Angeles. En 2003, quelques filles avaient été retrouvées dans un container d’un navire en provenance de la Chine. L’une des filles était Indienne. Cet incident a motivé Noorani à travailler avec des organisations non-gouvernementales qui viennent au secours des filles impliquées dans le réseau de la prostitution à Los Angeles. Il a même participé dans plusieurs raids dans des maisons closes. Noorani et Womark ont rencontré Ang Lee (Life of Pi) et ils ont travaillé sur Love Sonia pendant trois ans.

La traite des êtres humains regroupe plusieurs formes d’exploitations d’êtres humains, les plus courantes étant la prostitution, l’esclavage et le travail forcé, mais on peut aussi y inclure – entre autres – le trafic d’organes ou la mendicité forcée. Le terme de trafic d’êtres humains peut être utilisé dans la presse, mais le terme juridique exact est le terme « traite des êtres humains ». Une journée mondiale y est associée, le 30 juillet, proclamée « Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite d’êtres humains ».

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