PROJETS EN INDE

Contexte

En Inde, plus de 11 millions d’enfants vivent dans les rues. Beaucoup sont issus de familles disloquées par la pauvreté qui cherchent des moyens de subsistance en mendiant ou en volant aux étalages. Le secteur informel emploie de nombreux enfants assignés à différentes tâches (cireurs de chaussures, laveurs de taxis, vendeurs d’objets perdus).

Ces enfants sont en manque de repères mais aussi de soutien psychologique et d’affection, ils sont la proie de nombreux exploiteurs qui profitent de leur vulnérabilité. Les filles restent les plus vulnérables et sont fréquemment victimes d’abus sexuels, de viol ou enrôlées dans des réseaux de prostitution.

Découvrez ci-dessous les projets menés par l’Aide Internationale pour l’enfance et ses trois partenaires en Inde.

Pour voir ces projets en images, cliquez ici.

Resource Education Society (RES)

La Resource Education Society  est un partenaire de l’AIPE en Inde qui assure la continuité du projet de la Maison Arc-en-ciel dédiée à la scolarisation des enfants et au développement du microcrédit.

RES est un organisme à but non lucratif, créé en 1993. Son travail se base sur une conviction forte : l’éducation est la ressource de base pour le développement durable de la société. Les premiers projets lancés par la RES concernaient les cours du soir et progressivement la structure a élargi son périmètre d’intervention.…

 

Accompagnement des enfants libérés de la servitude pour dette

Localisation : Vizianagaram, Andhra Pradesh, Inde

C’est en 2003 que l’AIPE a fondé la maison Arc-en-ciel, en Inde. Ce centre visait à permettre l’accueil d’enfants libérés de la servitude pour dettes tout en leur offrant une éducation, une formation professionnelle ainsi que des soins de santé. Cette démarche doit notamment leur permettre de développer certaines habiletés professionnelles et sociales. L’objectif du projet est de permettre la réinsertion des enfants exploités par le travail et de leur offrir un soutien et une écoute essentielle à leurs âges.
Une attention particulière est portée aux femmes afin de renforcer leurs compétences et leur pouvoir décisionnel. Cela concerne autant la capacité de dire « non » au mariage précoce, que celle de continuer les études dans le but d’occuper un jour un poste avec des responsabilités.

L’autre volet de la mission est de donner accès à l’éducation et à la connaissance en l’accompagnant du primaire à l’université selon les désirs de chacun, et en orientant les jeunes dans leurs choix professionnels.


Programme de microcrédit pour les femmes démunies

Localisation : Vizianaaram, Andhra Pradesh, Inde

Depuis 2007, l’AIPE et la Resource Education Society ont lancé un programme de microcrédit dans la communauté de Vizianagaram. C’est une manière efficace de donner aux femmes démunies une source de revenu qui leur permet d’éliminer leurs dettes et de développer une indépendance financière.

Qu’est-ce que le microcrédit ?

Le microcrédit a fait son apparition dans les années 1970 au Bangladesh avec la création de la Grameen Bank par le professeur Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix en 2006. Il souhaitait avant tout permettre aux femmes les plus démunies de développer de petites activités économiques.

Il s’agit d’un crédit de faible montant, avec plus ou moins d’intérêts et qui peut être accordé à des micro-entrepreneurs qui n’ont pas accès aux services financiers traditionnels. Ce faible emprunt permet aux populations exclues du système bancaire classique de créer ou de développer une activité génératrice de revenus.

Quels sont les objectifs du projet ?

En Inde, plus de 71 millions de femmes sont seules (divorcées, séparées, veuves ou non-mariées) et 62 % d’entre elles viennent de régions rurales.

Les femmes seules sont marginalisées dans la société indienne, et la stratification sociale en place est conçue de manière à les écarter de certaines sphères sociales et économiques. Les femmes seules sont souvent contraintes de contracter des dettes auprès d’usuriers locaux ou de leur employeur afin de pouvoir faire face à des dépenses imprévues telles que des frais de santé.

Le microcrédit leur permet de créer ou d’entretenir des petites entreprises sans devoir s’endetter. Cependant, il est soumis à une condition : qu’elles inscrivent leurs enfants à l’école. Ensuite, elles reçoivent une petite somme, sans intérêts, qui change parfois radicalement leur qualité de vie.

En garantissant l’accès à l’éducation pour leurs enfants et des opportunités financières aux familles par le biais du microcrédit, l’AIPE permet de briser ce cycle d’endettement et d’éviter qu’il perdure de générations en générations. Le programme de microcrédit et les actions de soutien à l’éducation ont un énorme succès.

Rescue Foundation

L’AIPE a noué un partenariat avec la Rescue Foundation en juillet 2010 pour assurer la formation scolaire et professionnelle de jeunes filles libérées de l’exploitation sexuelle dans la ville de Bombay et dans la région.

 

Formation de jeunes filles libérées de l’exploitation sexuelle

Localisation : Boisar, Maharashtra, Inde

Chaque année, la Rescue Foundation libère environ 300 jeunes filles de l’exploitation sexuelle. Le premier volet d’action de la Rescue Foundation est de poursuivre les exploiteurs et de fournir une assistance juridique aux victimes. Le second volet est d’apporter des soins de santé et psychologiques. Ces services sont essentiels dans la perspective d’une réintégration dans la société indissociable d’une aide socio-économique. Enfin, la Rescue Foundation offre également des services de rapatriement des jeunes filles vers leur pays ou leur communauté d’origine comme le Bangladesh, l’Inde et le Népal.


Quels sont les objectifs du projet ?

  • construire un centre de formation professionnelle destiné aux jeunes filles,
  • offrir un accès à l’éducation, à l’acquisition de compétences professionnelles,
  • accompagner dans la recherche d’un travail qui réponde à leurs aspirations et leurs besoins,
  • permettre aux jeunes filles de se reconstruire mentalement et physiquement,
  • permettre aux jeunes filles qui le désirent d’être rapatriées dans leur pays d’origine le cas échéant et les préparer à témoigner contre leurs anciens ravisseurs si elles le souhaitent.
Kid Power India

Kid Power India est un organisme à but non-lucratif mis en place en 2007. L’objectif des 2 projets éducatifs est de permettre aux enfants de bénéficier d’un accès a une éducation de base et d’un lieu sécuritaire et dynamique pour s’épanouir. Il s’agit aussi de favoriser l’accès a l’éducation pour les petites filles qui sont souvent moins susceptibles de fréquenter les établissements scolaires.

L’école Espoir et l’école Louise Grenier

Localisation : Visakhaptnam, Andhra Pradesh, Inde.

Dans le cadre du partenariat avec l’AIPE, Kidpower India a ouvert en 2013 l’école Espoir dans le bidonville de la Colonie de Chittababu. Les familles vivent le plus souvent de la récupération et la revente de matériaux recyclables. Le peu de revenus, la taille importante des familles et le manque de temps des parents sont les principales causes de l’absence de fréquentation de ces enfants dans les écoles se trouvant à proximité.

Le gouvernement a procuré à certaines familles des hébergements, mais toutes n’y ont pas eu accès et continuent à vivre dans des logements de fortune faits de planches et de bâches de plastique. La situation sanitaire y est très mauvaise car la zone est constamment sujette aux inondations et aux maladies, avec un accès minimal à l’eau courante. Ce sont plus de 350 familles qui vivent dans le bidonville dans une situation d’extrême précarité.

Dans l’école Louise Grenier, les cours commencent à 9 h 00 et se terminent à 12 h 30. Les enfants apprennent principalement les mathématiques, la biologie, le Télugu (la langue locale) mais aussi des notions d’anglais. Les méthodes d’enseignement traditionnelles sont aussi accompagnées d’approches plus ludiques, afin de toujours garder l’attention des jeunes qui n’ont pas l’habitude d’aller à l’école. Les fournitures et les lunchs sont fournis par l’école, et utilisés comme un moyen incitatif pour attirer les jeunes dans l’établissement.