Aide internationale pour l'enfance
   

Promotion de la culture des droits de l'enfant au Centre Santikham

Mai 2011.

« Je suis un enfant, un être humain.
J’ai le droit de vivre, d’avoir une famille, un pays.
J’ai le droit d’exprimer mon opinion, d’apprendre et d’avoir un nom.
Ce sont mes droits, et ceux des enfants du monde. »

Une récente vidéo de la Foundation for Child Development, (partenaire thaïlandais de l’Aide internationale pour l’enfance) s’ouvre sur ces mots. Au quotidien, la FCD œuvre pour promouvoir la culture des droits de l'enfant et contribuer à faire progresser concrètement l'application de ces droits fondamentaux sur le terrain.

Son centre communautaire, le Centre Santikham, en banlieue de Bangkok, offre des services d’accueil, d’accompagnement, de référence et d’écoute à des jeunes travailleurs et à leurs proches, dont plusieurs sont des migrants clandestins. À travers l’organisation et la participation à des forums ou des événements en lien avec la communauté, la FCD s’attache à accroître la part réservée à la parole de l'enfant dans les différentes sphères de sa vie. Elle œuvre à leur permettre de se positionner dans la société avec les repères essentiels à leur développement de citoyen.

La migration constitue une réalité douloureuse pour une masse considérable d’enfants, d’autant plus lorsqu’ils sont clandestins, qu’ils aient migré avec leurs parents ou qu’ils soient livrés à eux-mêmes, perdus entre un là-bas abandonné et un ici qui ne ressemble encore à nulle part.

Qu’en est-il, dans cette problématique, des droits de l’enfant ? Sont-ils à même d’offrir des solutions concrètes pour ces enfants ? Bien sûr, la Convention relative aux droits de l’enfant (CIDE) nous rappelle que les droits sont universels. Donc, les enfants migrants ont en principe les mêmes droits que tous les enfants. Pourtant, on sait qu’au quotidien, leur situation particulière, leur déchirement entre deux cultures, entre deux modes de vie et deux langues ainsi que leur vulnérabilité à la discrimination et à l’exploitation posent des défis spécifiques.

Au quotidien, la FCD constate à quel point la réalité des enfants migrants, à fortiori les clandestins, se confronte (ou s’écarte de) avec la théorie des droits de l’enfant et les principes qu’elle véhicule. Leur difficulté d’accéder aux soins du système de santé ou au système scolaire, ainsi que les préjugés auxquels ils font face ne sont que quelques exemples. Et, le phénomène de rejet et d'injustice est très fortement ressenti par les enfants en plus de constituer un véritable obstacle à tout processus d'intégration.

La vidéo se termine sur le témoignage d’un bénévole qui s’est joint à la FCD pour contribuer à inspirer la joie chez les jeunes. « À quoi sert la Convention relative aux droits de l’enfant si nous ne prenons pas soin d’eux et si nous ne suscitons pas en eux des sentiments positifs ? Moi et mes amis avons joint la FCD pour organiser des activités auxquelles les enfants peuvent participer à cœur joie. »

À sa manière, il nous rappelle que, si la CIDE est la convention la plus ratifiée dans le monde, le respect des droits des enfants est un combat qui est loin d’être achevé. Surtout, il ne faut pas uniquement parler des droits de l’enfant lors du 20 novembre, à l'occasion de l'anniversaire de la CIDE. Une mobilisation permanente s’impose, mais aussi du courage, de la rigueur et de la continuité. C’est la responsabilité sociale de chacun.

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