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La Coalition québécoise contre les ateliers de misère (CQCAM): en lutte contre les causes du travail des enfantsDepuis 2009, l'AIPE est membre de la Coalition québécoise contre les ateliers de misère (CQCAM), une table de concertation coordonnée par le Centre international de solidarité ouvrière (CISO) et rassemblant des organisations syndicales, des organisations non gouvernementales et des groupes étudiants. Depuis 2008, la CQCAM œuvre à l’élimination des ateliers de misère partout dans le monde et à l’amélioration des conditions des travailleurs et travailleuses. Ses champs d’expertise sont la responsabilité sociale des organisations (RSO) et les politiques d’approvisionnement responsable (PAR). L'AIPE considère important d'être impliquée dans ce genre de table de concertation, pour contribuer à lutter contre le travail des enfants en allant à la source, c'est-à-dire en passant par l'approvisionnement responsable.
Mission et objectifs de la CQCAMLa mission de la CQCAM consiste à sensibiliser la population du Québec à l’existence des ateliers de misère et à développer des alternatives concrètes pour contrer la prolifération de ces ateliers au Sud comme au Nord.
Les PAR: ou comment l'achat responsable peut contrer le travail des enfants?Ces dernières années, la CQCAM s'est appliquée à favoriser l'adoption de politiques d'approvisionnement responsable (PAR), tant chez les entreprises, les organisations et entreprises publiques québécoises que chez les individus. En bref, une PAR, c'est: « Une politique d’approvisionnement responsable (PAR) est une politique adoptée par une organisation afin d’encadrer tous les achats de produits et services faits pour son compte. La PAR fait directement référence aux droits fondamentaux du travail, aux droits humains ainsi qu’à des normes environnementales. Elle exige du fournisseur qu’il fasse preuve de transparence en dévoilant les lieux exacts de production de ses biens. Une PAR oblige également les entreprises et les fournisseurs à mettre en place un mécanisme de vérification et prévoit une marche à suivre en cas de non-respect des normes. Ainsi, les fournisseurs qui souhaitent vendre leurs produits à une organisation doivent respecter sa politique d’achat responsable. » (CQCAM) Pourquoi adopter une PAR (site de la CQCAM) >>> Impacts d'une PAR sur les travailleuses et travailleurs (site de la CQCAM) >>> En somme, l'adoption de PAR chez les entreprises et organisations québécoises ainsi que l'achat responsable chez les consommateurs québécois peut contribuer à lutter contre le travail des enfants. Plus que cela, c'est un gros morceau de la solution, car on agit à la source du phénomène, en contribuant à faire diminuer la demande pour des produits à faibles coûts fabriqués par une main-d'oeuvre enfantine et exploitée. Recherches sur les pratiques de divulgation en matière de PARDepuis 2008, la CQCAM mène des recherches exhaustives sur les PAR adoptées par les entreprises et organisations québécoises, et sur leurs pratiques de divulgation des informations concernant ce processus d'adoption et de vérification de leur PAR. Le 4 mai 2011, la CQCAM lancait sa deuxième recherche intitulée L'approvisionnement responsable: Un défi pour les organisations publiques québécoises? qui s'intéressait aux pratiques de 30 organisations publiques québécoises (par ex: des villes, municipalités, cégeps, universités, CSSS, CHSLD, entreprises publiques telles Hydro-Québec et SAQ). Ce qui ressort comme constat de cette recherche est que les plus grandes organisations publiques comme la SAQ ou la ville de Montréal sont en tête du classement. Or, en général, il apparaît que les organisations n'en sont toutes qu'au début de leur processus, c'est-à-dire que peu on passé la première étape d'adopter effectivement une PAR. Ensuite, les autres étapes vont de la consultation des parties prenantes à l'audit des fournisseurs. Aussi, parmi les organisations choisies, le chercheur constate qu'il y a prédominance des aspects environnementaux lorsqu'on pense au développement durable et à l'adoption de PAR, par rapport aux aspects sociaux comme les considérations liées aux conditions des travailleurs. Même au niveau du gouvernement qui a pourtant adopté une loi sur le développement durable en 2006, il y a un manque en ce qui a trait à l'intégration des aspects et critères sociaux dans le développement durable. C'est donc peut-être tant mieux si les organisations publiques n'en sont qu'au début du processus, car les résultats de recherches comme celle-ci pourront on l'espère mieux orienter les organisations et entreprises dans leur processus d'adoption, de mise en oeuvre et de respect de leur PAR. |