Aide internationale pour l'enfance
   

 

L'AIPE en quelques mots

 

Qui sommes-nous?

Fondée en 2000, l’AIPE est un organisme à but non lucratif de coopération internationale qui se distingue par sa mission à double volet : l’organisation agit pour affranchir les enfants et leur famille de la pauvreté et de l’exploitation par le travail ; parallèlement, elle sensibilise les gens d’ici sur les questions liées au travail des enfants et les encourage à se joindre à des actions concrètes de solidarité.

L’AIPE est membre de l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI), du Comité québécois femmes et développement (CQFD) et de la Coalition québécoise contre les ateliers de misère (CQCAM). L’AIPE est soucieuse de jouer pleinement son rôle dans la construction de rapports plus justes et plus solidaires entre les peuples. Elle privilégie les interventions qui répondent à des besoins fondamentaux dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’organisation sociale et communautaire. Elle encourage les actions qui intègrent des dimensions fondamentales telles que les droits humains, l’égalité entre les sexes et la microfinance comme outils de développement. En 2010, son engagement pour la paix lui a valu sa nomination à titre de finaliste pour la médaille de la Paix des YMCA du Québec.

Dépliant de l'AIPE »»

Que faisons-nous?

L’AIPE est issue de la passion et de l’engagement d’une jeune québécoise, Roxana Robin, qui a décidé, après avoir travaillé dans un orphelinat en Inde, de consacrer son existence à la défense des droits des enfants dans le monde. En 2006, Roxana Robin a reçu la Médaille de la Paix décernée par le YMCA du Grand Montréal ainsi que la Médaille du mérite de l’Ordre des Chevaliers de Sainte-Catherine du Sinaï pour son engagement dans la lutte contre l’exploitation des enfants.

Pour mener à bien sa mission, l’AIPE mise sur un partenariat dynamique avec les organisations de la société civile qui posent des gestes concrets afin d'améliorer le sort des enfants victimes d’exploitation dans leur pays. À l’heure actuelle, l’AIPE compte trois partenaires locaux en Inde et en Thaïlande

Projet 1: Soutenir la réinsertion sociale de jeunes libérés de la servitude pour dettes en Andhra Pradesh
En 2003, l’AIPE a fondé la Maison Arc-en-ciel, qui a accueilli, jusqu’en 2009, une centaine d’enfants dans l'État de l'Andhra Pradesh. Pris dans un cycle d’esclavage afin de rembourser une dette contractée par leurs parents, ils travaillaient comme pêcheurs, gardiens de bétail, domestiques ou employés d’usines dans des conditions qui menaçaient leur sécurité et leur développement et supprimaient leur chance d’aller à l’école. Libérés de l’exploitation grâce aux pourparlers et aux pressions effectuées par le partenaire local et les chefs du village, ces enfants ont bénéficié d’un accès à l’éducation ainsi qu’à des soins de santé physique et psychologique à la Maison Arc-en-Ciel. Huit ans plus tard, hors du nid douillet de la Maison Arc-en-ciel, ces enfants poursuivent toujours leurs études, à l’abri de l’exploitation.

Projet 2: Protéger les enfants travailleurs de la violence et de l’exploitation en banlieue de Bangkok
En 2009, l’AIPE, en partenariat avec la Fondation Mathieu-Lafond située à Montréal,a agi comme levier de premier plan dans la réouverture du Centre Santikham, en banlieue de Bangkok. Le centre est géré par la Foundation for Child Development (FCD), un organisme voué à la protection et à la défense des enfants travailleurs depuis 1982. Le Centre Santikham a pour mission de favoriser la réinsertion sociale des enfants exploités par le travail, principalement des enfants sans papiers. Il dessert plus de 300 jeunes et familles et vise avant tout à donner une place à ces enfants et à leurs proches, un lieu sécuritaire où ils peuvent se détendre, jouer, socialiser et se confier à des intervenants spécialisés. Les services sont axés sur l’accueil, la référence, le conseil, l’accompagnement, le soutien scolaire, la formation professionnelle et les soins de santé. La FCD mène des actions de mobilisation politique, de plaidoyer médiatique, des campagnes ciblées sur les parents et les employeurs de la région, ainsi que des recherches sur les pratiques probantes pour soulager la détresse de ces enfants.

Projet 3: Augmenter les possibilités d’accès à l’éducation aux jeunes filles retirées de l’exploitation sexuelle à Mumbai
Depuis 2010, l’AIPE soutient la Rescue Foundation. Chaque année, l’organisme libère environ 300 jeunes Indiennes, Népalaises et Bangladaises qui ont été vendues à des réseaux de prostitution. Ses trois centres de réhabilitation, d’une capacité de 300 places, procurent à ces jeunes filles un suivi médical et une assistance psychologique. Cependant, même si elles réapprennent à sourire, mais leur guérison est lente et leur avenir incertain. En plus d’avoir subi de graves traumatismes, elles sont souvent rejetées par leur famille. N’ayant nulle part où aller, elles constituent des cibles pour les trafiquants. Dans les deux années suivant leur libération, si elles n’ont aucun soutien, près de 65 % d’entre elles finissent par réintégrer les réseaux de prostitution ou par être enlevés de nouveau. L’AIPE finance la construction d’une école pour les jeunes filles libérées par la Rescue Foundation et appuiera annuellement les services offerts. Certaines de ces jeunes filles qui bénéficieront de cet accès à l’éducation formelle et à la formation professionnelle ont participé au long métrage de Wendy Champagne, Bas! Au-delà du Red Light. Ce dernier nous entraîne dans les quartiers les plus malfamés de Mumbai et met en scène 13 jeunes filles secourues par la Rescue Foundation, après avoir été forcées à se prostituer. «On m’a vendue à l’âge de 13 ans», dit l’une d’elles au début de Bas! Au-delà du Red Light. Cette petite phrase résume l’histoire d’une vie qui, dans cette face cachée de l’Inde, se décline en milliers d’exemplaires.

Un travail de plaidoyer et de sensibilisation au Québec

L'AIPE prend très à coeur sa mission de sensibilisation de l'opinion publique en particulier ici, au Québec. Nous pensons en effet que la diffusion de l'information est un travail de fond indispensable qui permet de contribuer à faire des québécoises et des québécois des citoyens conscientisés et responsables. Ce premier pas est essentiel pour tendre vers l'engagement, l'action et la construction d'un avenir meilleur. Nous voulons faire des gens d'ici des agents défenseurs de la paix, de la justice et du respect des droits humains. Ainsi notre action de sensibilisation se développe en particulier dans les écoles avec nos conférences en milieu scolaire qui touchent plus de 5000 jeunes annuellement. Nous entretenons par ailleurs de nombreux partenariats privilégiés avec des écoles ou des professeurs qui parlent de l'exploitation des enfants dans leurs classes, mettent en place des activités pédagogiques ou des activités de financement. Dans notre vision du développement, nourrir l'engagement citoyen est un aspect essentiel de notre mission.

Comment travaillons-nous?

L’AIPE œuvre à l’échelle internationale pour un développement humain viable. Elle lutte contre la pauvreté et l’exploitation des enfants et cherche à promouvoir la justice sociale et la dignité humaine.
L’AIPE travaille avec des partenaires locaux, son rôle étant celui d’un accompagnateur d’actions, de levier pour impulser des dynamiques de développement.
L’AIPE conçoit le partenariat comme un processus d’accompagnement à long terme qui appuie le droit des gens à déterminer leurs orientations de développement et à exercer des activités conformes à ces orientations. Elle voit son appui comme complémentaire aux efforts, aux savoirs et aux ressources de ses partenaires et des populations.