1er janvier 2006, me voici fraîchement débarqué au Centre Arc-en-ciel pour y passer une dizaine de jours. Quoi de mieux pour commencer une nouvelle année que de faire un tour aux antipodes de mon quotidien québécois ?
C'est ma première visite au Centre, et je rentre avec plaisir dans sa réalité. C'est tellement différent des photos que j'en avais vu, tellement plus... vrai.
L'entrée est au bord d'une autoroute, il n'y a rien autour du terrain : pas de culture, pas de maison. On devine, au milieu des palmiers malades qui vont bientôt être coupés, la silhouette du bâtiment bleu de l'AIPE. Les enfants sont agglutinés au portail et sont aussi impatients que moi de me voir. Ils me saluent d'un tonitruant : "Good morning Sir!"
Une fois le gâteau que j'ai ramené de la ville partagé et englouti, j'ai droit à un spectacle de musique avec percussion et chansons. L'un des élèves a composé une chanson à répondre sur le thème de la maison Arc-en-ciel, en télougou (langue de l'Andhra Pradesh). Tout le monde la reprend avec fierté. Puis d'autres chansons suivront : des airs venant de leurs villages d'origine.
Mon arrivée coïncide avec une période d'examen pour les élèves. Les jours suivants, une intense activité de révision plane dans l'ensemble du Centre. Les pensionnaires apprennent et récitent leurs leçons dans la maison, dans la cour, le matin peu après s'être réveillés, le soir aussi avant d'aller dormir... Les professeurs les encadrent et les aident dans leur apprentissage.
Un de mes objectifs en venant ici était de faire des "mini-reportages" pour partager ce quotidien avec nos sponsors canadiens. J'ai donc ramené du stock audio (les fameuses chansons) et beaucoup de photos, afin de témoigner d'un changement d'importance que vit le centre Arc-en-ciel : Roxana Robin supervise en ce moment la construction d'un tout nouveau bâtiment. Il permettra de prochainement tripler la capacité d'accueil de la maison Arc-en-ciel.
J'ai aussi accompagné Roxana dans son travail d'identification des enfants-candidats dans un village de pêcheurs. C'est assez fastidieux à suivre, car il faut passer par un traducteur-travailleur social, un représentant du village, et la famille, la communication prend donc un certain temps. Le but est de s'assurer que l'enfant réponde bien aux critères d'admission de l'AIPE.
De plus, j'ai peint le logo AIPE-CCI sur la façade du Centre, et pris des photos de tous les enfants avec leur nom : il y avait des petits nouveaux justement, ceux dont nous parlait Roxana dans sa nouvelle du 23 décembre 2005.
Même si le rythme indien peu paraître déroutant, je n'ai tout simplement pas vu le temps passer.
Ce séjour m'a nourri et inspiré bien du respect pour ce que l'AIPE parvient à faire : changer concrètement la donne pour des enfants moins chanceux que les autres. Leur sourire illuminera désormais mon coeur. Le bénévolat permet de recevoir vraiment plus qu'on ne se l'imagine.
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Patrick Demonguères
Bénévole
In the past couple
of years, I have translated numerous documents, reports, letters,
and certain portions of CCI’s website.
Although the work I do is not directly linked to the children,
I believe it does help the organizers promote their cause and
gain the crucial help that ultimately benefits the helpless victims.
It’s
humbling to see how dedicated some people are to making the world
that much better–They are the role models worth
looking up to. It’s a good feeling knowing that the little
I do is helping along an amazing cause.
-- Angelina Bondi
B.Sc. Food Science, B.A. Translation
Montreal, Quebec