À PROPOS

L'AIPE

Fondée en 2000 par Roxana Robin, l’Aide internationale pour l’enfance (AIPE) est un organisme à but non lucratif de coopération internationale qui se distingue par sa mission à double volet :

  1. l’organisation agit pour affranchir les enfants et leur famille de la pauvreté et de l’exploitation par le travail
  2. l’organisation sensibilise le public au Canada sur les questions liées au travail des enfants et les encourage à se joindre à des actions concrètes de solidarité.
Missions

L’AIPE est soucieuse de jouer pleinement son rôle dans la construction de rapports plus justes et plus solidaires entre les peuples. Elle privilégie les interventions qui répondent à des besoins fondamentaux dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’organisation sociale et communautaire. Elle encourage les actions qui intègrent des dimensions fondamentales telles que les droits humains, l’égalité entre les sexes et la microfinance comme outils de développement. L’AIPE est également dotée du statut consultatif spécial auprès du Conseil Economique et social des Nations Unies.

Notre action :

Accueillir les enfants travailleurs dans des structures au sein desquelles ils peuvent s’épanouir et retrouver leur dignité,
Proposer des programmes d’éducation et de formation professionnelle,
Soutenir les communautés afin que chacun de ses membres puisse vivre décemment
Mettre en place des groupes de micro-crédit qui permettent d’augmenter les revenus de femmes marginalisées
Développer des programmes de prévention du travail des enfants

 

 

L’AIPE est membre d’une fédération d’organismes de coopération internationale et de deux comités spécialisés :

– Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)
– Comité québécois femmes et développement (CQFD)
– Coalition québécoise contre les ateliers de misère (CQCAM)

Historique

Créée en 2000 et enregistrée auprès du gouvernement fédéral depuis 2001, l’Aide internationale pour l’enfance s’est donnée pour première mission d’ouvrir des maisons d’accueil à l’intention d’enfants victimes d’esclavage ou de tourisme sexuel. En juin 2003, l’AIPE ouvrait une première maison d’accueil en Inde, dans l’État de l’Andra Pradesh. En janvier 2006, une deuxième maison a été construite à côté du premier bâtiment. Les deux maisons recevaient alors  60 enfants, de 6 à 15 ans, libérés de leur condition d’esclavage par diverses organisations locales. Certains de ces enfants travaillaient comme tailleurs de pierre, d’autres comme pêcheurs, d’autres  dans une usine de crevettes.

C’est ensuite en 2009 que l’AIPE a conclu un accord avec la branche Thaïlandaise de la Foundation for Child Development prévoyant l’ ouverture d’un centre d’accueil pour les enfants victimes d’exploitation dans la banlieue de Bangkok. Depuis 2009, l’AIPE a pérennisé les projets mis en place dès ses débuts en Inde et en Thaïlande, et continue avec l’aide des partenaires locaux de prendre en charge les plus vulnérables dans ces deux pays.

Retrouvez toutes les informations sur ces projets dans les Rapports annuels de l’AIPE.

En plus des projets à l’étranger, l’AIPE a été dès le départ très active en engagement du public, dont les activités de sensibilisation s’inspirent de notre expertise outre-mer. C’est grâce à ses projets à l’étranger et à la sensibilisation effectuée sur le terrain auprès des communautés que l’AIPE a acquis une expertise pointue sur les thèmes de l’exploitation et du travail des enfants.

 

Le statut consultatif auprès du Conseil économique et social (ECOSOC)

L’AIPE dispose d’un statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) depuis 2011. Ce statut permet un accès à la tribune que sont les Nations Unies pour porter la vision de l’AIPE sur le travail des enfants et contribuer à la prise de conscience de la communauté internationale.

L’AIPE et sa fondatrice Roxana Robin sont invités tous les ans à participer à la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW). A ce titre, Roxana Robin a donné une conférence aux Nations Unies sur l’exploitation des enfants. Et lors de la 59e session de la Commission sur la condition de la femme de l’ONU (2015), l’AIPE a publié deux déclarations écrites. La première visait à présenter ses bonnes pratiques dans la lutte contre le mariage précoce. La deuxième était intitulée « Human Trafficking for Commercial Sexual Exploitation in India: A Lifetime of Abuse », et avait pour but de présenter la situation des jeunes femmes victimes de trafic sexuel en Asie.

Tous les quatre ans, l’AIPE remet un rapport d’activité au Conseil économique et social destiné à informer sur la situation de terrain et sur les enjeux liés à l’exploitation des enfants années après années.

Le conseil économique et social des Nations Unies

Institué en 1946 par la Charte fondatrice des Nations Unies, il est l’instance où sont discutées et débattues  les questions économiques, sociales et environnementales et où sont formulées des recommandations. Il tient des réunions régulières avec des universitaires, représentants du monde des affaires et organisations non-gouvernementales. Le statut consultatif spécial concerne des ONG internationalement reconnues pour leur compétence particulière dans certains domaines d’activité de l’ECOSOC.

Son objectif est d’établir les priorités pour l’action internationale dans les prochaines années, notamment dans le contexte de révision des Objectifs du millénaire pour le développement, et d’échanger des bonnes pratiques concernant l’application des droits des femmes dans le monde.

 

Membres du C.A

Roxana Robin : Fondatrice

Roxana Robin, fondatrice et directrice générale de l’Aide internationale pour l’enfance, a travaillé comme bénévole dans un orphelinat en Inde. Cette expérience, ainsi que son désir de consacrer sa vie à la lutte contre l’injustice faite aux enfants, l’ont convaincue de l’urgence de l’engagement en faveur des droits des enfants. Rentrée au Canada, elle fonde l’Aide internationale pour l’enfance en 2000. En 2006, Roxana Robin reçoit la Médaille de la Paix décernée par le YMCA du Grand Montréal ainsi que la Médaille du mérite de l’Ordre des Chevaliers de Sainte-Catherine du Sinaï pour son engagement dans la lutte contre l’exploitation des enfants. Elle a dispensé une conférence au siège des Nations Unies à New-York lors de la 59e Commission sur la condition de la femme afin de partager son expertise dans le domaine de la lutte contre l’exploitation et les violences faites aux femmes. Roxana Robin est également membre du conseil d’administration de l’organisme Le Phare des Affranchis qui lutte contre l’exploitation sexuelle au Canada.

Christine Durocher : Présidente du Conseil d’Administration

Profondément engagée, Christine Durocher est présidente de l’AIPE et accompagne l’organisme depuis sa création. Pour son travail et son dévouement, elle a reçu en Mars 2017 le titre honorifique de Bâtisseuse de la cité 2017 remis par la ville de Montréal. Cette distinction est accordée chaque année aux femmes qui ont laissé une trace significative dans le développement de la ville de Montréal par leurs projets et leur rôle actif au service de la cité. Christine Durocher est particulièrement active sur la scène montréalaise pour son implication en faveur des droits des enfants et des femmes.

Elle est directrice générale du Centre de la petite enfance Tchou-Tchou à Montréal. Le CPE est d’ailleurs reconnu pour la qualité de ses services et son leadership pédagogique. En 2010, le CPE Tchou-Tchou s’est associé avec le Dr Gilles Julien, pédiatre social bien connu, pour l’ouverture d’un centre de pédiatrie sociale. Ceci est d’autant plus important que le secteur manque encore de ressources communautaires pour les familles et près de 44% des enfants de moins de 5 ans y vivent sous le seuil de faible revenu. C’est aussi l’un des quartiers de Montréal où les enfants comptent le plus fort risque de présenter des retards de développement au moment de leur entrée à l’école. En plus d’œuvrer dans le domaine de l’éducation depuis 15 ans, Christine est aussi l’auteure du guide Le Montréal des enfants, paru aux Éditions Stanké.


Marie-Pierre Bouchard: Trésorière

Depuis qu’elle est  jeune, Marie-Pierre Bouchard se sent concernée par le droit des enfants et la justice sociale dans le monde. Elle a travaillé en coopération internationale, en tant que responsable d’un projet de réinsertion sociale avec des jeunes en difficulté au Burkina Faso et au Liban. Elle a ensuite terminé des études de deuxième cycle en droit international et travaillé au développement de projets favorisant l’intégration des immigrants. Actuellement, elle continue d’œuvrer, de différentes façons, à l’amélioration des conditions de vie et à l’épanouissement des enfants d’ici et d’ailleurs.

Hélène Masson : Administratrice

Retraitée d’une agence des Nations-Unies depuis plusieurs années, Hélène Masson maintenant travaille pour diverses ONGs comme consultante ou bénévole, plus récemment dans le domaine de l’édition, la traduction et l’organisation d’événements spéciaux. Ayant vécu assez longtemps hors du Canada, ainsi que visité et travaillé dans plusieurs pays en voie de développement, elle maintient que si tout le monde prenait la peine de s’impliquer—même un tout petit peu—ce monde serait plus accueillant pour les enfants et certainement plus prometteur. Mère de trois enfants et grand-mère de sept, elle croit fermement que le genre d’avenir dont nous jouirons dépendra non seulement sur l’éducation reçue par les enfants du monde mais surtout sur la façon dont on les traite maintenant.

Suzanne Simatos: Administratrice

Suzanne Simatos est animatrice de vie spirituelle et engagement communautaire pour les écoles secondaires John Rennie et Lindsay Place High, situées à Pointe-Claire, Québec. Elle détient un baccalauréat en psychologie et chapeaute un comité d’étudiants souhaitant s’impliquer sur les questions de justice sociale à la fois globalement et localement. Le comité de justice social supporte des organismes tels que qu’Aide internationale pour l’enfance, Elle organise également des voyages de bénévolat respectueux de l’environnement et interculturels en Amérique centrale et du Sud. Les élèves en apprennent davantage sur la citoyenneté responsable et se familiarisent avec les besoins des communautés de pays en développement.

Distinctions

Christine Durocher,  Bâtisseuse de la cité 2017 de la ville de Montréal

La directrice du conseil d’administration d’Aide internationale pour l’enfance reçoit ce vendredi 17 mars le titre honorifique de Bâtisseuse de la cité 2017 remis par la ville de Montréal. Cette distinction est accordée chaque année aux femmes qui ont laissé une trace significative dans le développement de la ville de Montréal par leurs projets et leur rôle actif au service de la cité.

Christine Durocher est particulièrement active sur la scène montréalaise pour son implication en faveur des droits des enfants et des femmes, elle accompagne l’AIPE depuis sa création. C’est aussi une ambassadrice sur la scène internationale puisqu’elle veille à la mise en place des projets de l’AIPE avec ses partenaires en Inde et en Thaïlande. Elle s’est rendue à Vizianagaram en Inde pour partager le quotidien des enfants auprès desquels l’AIPE agit.

Parallèlement à ces missions, Christine Durocher a piloté de nombreux projets au Québec tels que la Maison de l’enfance qui a pour objectif d’améliorer les conditions de vie des enfants les plus vulnérables et des familles de Saint-Laurent. Ce centre, bâtit en 2013 exerce une mission plurielle auprès des familles; elles sont prises en charge dans trois structures : un centre de pédiatrie sociale, un centre de la petite enfance et une maison des familles. Christine Durocher est aussi Directrice Générale d’Au cœur de l’enfance.

Profondément visionnaire et engagée, Christine Durocher contribue à laisser une trace durable dans le développement de la ville de Montréal qui fête son 375e anniversaire cette année, et dans l’amélioration des conditions de vie des montréalais. Le prix honorifique de Bâtisseuse de la cité lui sera remis à l’Hôtel de Ville lors d’une cérémonie officielle qui saluera son  engagement et son humanisme.

 

L’AIPE finaliste de la Médaille de la Paix des YMCA du Québec 2010

Année après année, l’AIPE s’engage quotidiennement pour rappeler le coeur de son engagement dans la lutte contre l’exploitation des enfants. Cette cause est indissociable des enjeux liés au maintien de la paix qui constituent pour l’AIPE une préoccupation de premier ordre. A ce titre, le 20 novembre 2010, l’AIPE a fait partie des finalistes pour la Médaille de la Paix des YMCA du Québec pour son travail et les projets menés à l’international.

Pour en savoir plus sur la Médaille de la Paix des YMCA en 2006, attribuée à Roxana Robin en 2006, cliquez ici.

Pour en savoir plus sur les autres finalistes de la Médaille de la Paix 2010, cliquez ici.